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Les 10 pays qui attirent le plus de retraités : payez moins, vivez mieux

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Partir à la retraite à l’étranger permet souvent de diviser sa facture mensuelle par deux — parfois davantage — tout en profitant d’un cadre de vie bien plus ensoleillé qu’en France.

De plus en plus de retraités français franchissent le pas chaque année, et leurs motivations se ressemblent beaucoup :

  • réduire le coût de la vie : logement, courses, transports, loisirs
  • profiter d’un climat plus doux sans attendre les congés
  • bénéficier d’une fiscalité plus avantageuse selon son profil et sa pension
  • conserver un accès à des soins de qualité, même loin de chez soi
  • rester proche de la famille ou, au contraire, s’offrir un vrai dépaysement

Dans cet article, nous avons rassemblé tout ce qu’il faut savoir pour faire un choix éclairé : les destinations qui attirent vraiment, les budgets réels, la fiscalité, la santé, les visas et les erreurs à éviter avant de boucler ses valises.

Pourquoi de plus en plus de retraités choisissent de s’expatrier

La pension moyenne en France tourne autour de 1 705 € par mois. Un montant qui peut vite se révéler serré dans les grandes villes françaises, surtout face à un loyer, une mutuelle, les courses et les dépenses du quotidien. Dans certains pays, cette même pension permet de vivre très confortablement, voire d’économiser chaque mois.

Le raisonnement est simple : si votre pension ne change pas, mais que votre coût de la vie baisse de 30 à 50 %, votre niveau de vie s’améliore mécaniquement. Au Portugal ou en Grèce, un couple peut vivre bien pour 2 000 à 2 500 € par mois. En Thaïlande ou au Mexique, certains s’en sortent avec 1 200 à 1 500 €.

À cela s’ajoutent des régimes fiscaux spécifiques dans plusieurs pays, qui permettent de réduire — légalement — l’impôt sur ses pensions étrangères. Le tout dans un cadre plus chaud, souvent plus calme, avec parfois une vraie communauté de retraités français déjà installés sur place.

Comment nous avons sélectionné les 10 pays qui attirent le plus de retraités

Pour établir ce classement 2026, nous avons croisé plusieurs critères concrets :

  • le coût de la vie réel pour un couple, hors illusions touristiques
  • la qualité et l’accessibilité des soins (hôpitaux, cliniques privées, médecins francophones)
  • la fiscalité des pensions françaises et les conventions signées avec la France
  • la simplicité des démarches : visa, résidence, ouverture de compte
  • la distance et la facilité de retour en France (famille, santé urgente)
  • la stabilité politique et la sécurité du pays

Nous n’avons retenu que des destinations qui offrent un équilibre solide entre ces critères — pas seulement les moins chères, mais les plus adaptées à une vie de retraité confortable et sereine.

Les 10 pays qui attirent le plus de retraités (classement 2026)

Voici un aperçu rapide des 10 destinations avant de rentrer dans le détail de chacune :

Pays Budget couple/mois Fiscalité avantageuse Distance France Démarches
Portugal 1 800 – 2 500 € Oui (privé) ~2h de vol Facile (UE)
Espagne 1 800 – 2 400 € Partielle Quelques heures Facile (UE)
Grèce 2 000 – 2 700 € Oui (7%) ~3h de vol Facile (UE)
Italie 1 800 – 2 500 € Oui (zones Sud) Frontalier Facile (UE)
Maroc 1 200 – 1 800 € Oui (abattements) ~2h30 de vol Accessible
Panama 1 500 – 2 200 $ Oui (exonération) ~10h de vol Programme dédié
Costa Rica 2 000 – 2 500 $ Oui (exonération) ~11h de vol À prévoir
Mexique 1 200 – 1 800 $ À vérifier ~11h de vol À prévoir
Thaïlande 1 200 – 1 800 $ À vérifier ~11h de vol Visa annuel
Malaisie 1 500 – 2 000 $ Oui (MM2H) ~12h de vol Programme dédié

Portugal : proximité, climat doux et installation simple en Europe

Le Portugal reste la destination numéro un des retraités français. La langue s’apprend vite, la culture est proche, et la communauté francophone y est nombreuse, notamment à Lisbonne, Porto, l’Algarve ou la région de Cascais.

Le coût de la vie y est estimé entre 15 et 20 % moins cher qu’en France en moyenne. Dans les zones moins touristiques de l’intérieur du pays, certains couples vivent bien pour 1 500 à 1 800 €, là où d’autres privilégient les villes pour un budget plutôt autour de 2 000 à 2 500 €.

Côté fiscalité, le Portugal a mis en place un régime pour les nouveaux résidents appelé IFICI (anciennement RNH). Pour les retraités du secteur privé, il peut permettre de n’être pas imposés sur leur pension pendant 10 ans — une manne considérable. Attention : les pensions du secteur public restent en général imposables en France, en vertu de la convention fiscale franco-portugaise. Les règles évoluent régulièrement, mieux vaut consulter un expert avant de partir.

La santé est bien couverte avec des cliniques privées réputées, accessibles à des tarifs raisonnables, et des médecins souvent anglophones, parfois francophones.

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Espagne : qualité de vie, santé et retours faciles en France

L’Espagne séduit par sa proximité immédiate — quelques heures de voiture ou de train depuis une grande partie de la France — et par sa qualité de vie méditerranéenne. Barcelone, Valence, Séville, la Costa del Sol ou les Canaries offrent des cadres très différents, avec des budgets eux aussi variés.

Le coût de la vie y est environ 7 % moins élevé qu’en France en moyenne, ce qui reste modeste sur le papier, mais combiné à un meilleur climat et un meilleur cadre de vie, le gain perçu est réel. Un couple vit confortablement entre 1 800 et 2 400 € par mois selon la ville.

La fiscalité espagnole ne propose pas de régime spécifique ultra-avantageux pour les retraités étrangers : vous serez généralement imposés en Espagne sur vos revenus. Les pensions du secteur public restent souvent imposables en France (selon la convention franco-espagnole). Il est indispensable de vérifier sa situation avant tout départ.

Le système de santé espagnol est réputé solide, avec un accès simple au secteur privé. Les retours en France restent faciles pour les visites familiales ou en cas de besoin médical.

Grèce : régime fiscal à 7% et coût de la vie souvent plus bas

La Grèce attire de plus en plus de retraités européens, notamment grâce à un dispositif fiscal particulièrement lisible : les nouveaux résidents retraités bénéficient d’un taux fixe de 7 % sur leurs revenus étrangers (dont les pensions), pendant 15 ans. Un avantage clair et calculable à l’avance.

Le coût de la vie est inférieur à la France dans la plupart des régions. Un couple peut vivre agréablement entre 2 000 et 2 700 € par mois, selon que l’on choisit Athènes, Thessalonique ou une île plus calme.

La qualité des soins est bonne dans les grandes villes, avec des hôpitaux publics et des cliniques privées de bon niveau. Dans les zones rurales ou sur certaines îles, il faut davantage anticiper l’accès aux spécialistes.

Italie : impôt à 7% dans certaines communes du Sud

L’Italie offre un avantage similaire à la Grèce, mais localisé géographiquement : dans certaines communes du Sud (Sicile, Calabre, Basilicate notamment), un retraité étranger peut bénéficier d’un impôt à taux fixe de 7 % pendant 10 ans sur ses revenus étrangers.

Ce dispositif est conditionné au choix d’une commune de moins de 20 000 habitants, souvent dans des zones authentiques et peu touristiques. Un couple y vit pour 1 800 à 2 500 € par mois selon le mode de vie. Le Nord de l’Italie, en revanche, est souvent aussi cher — voire plus — que la France.

L’accès à la culture, à la gastronomie et aux paysages reste un atout indéniable. La proximité avec la France (surtout depuis PACA ou la Corse) facilite les retours.

Maroc : avantages fiscaux sur les pensions et grande proximité

À 2h30 de vol de Paris, le Maroc offre un cadre de vie souvent très accessible financièrement. Le coût de la vie y est estimé à environ 29 % moins cher qu’en France, et l’immobilier reste abordable avec des prix autour de 1 070 €/m² dans de nombreuses villes.

La fiscalité marocaine prévoit un abattement de 40 % sur la pension pour le calcul de l’impôt, puis une réduction de 80 % de l’impôt si la pension est transférée sur un compte bancaire marocain. Un avantage significatif, même si les tranches d’imposition montent assez vite pour les petits revenus.

La carte de résident est renouvelable chaque année, avec la possibilité d’obtenir un titre de 10 ans après 3 ans de présence. La langue française y est largement utilisée, ce qui facilite grandement l’intégration au quotidien.

Panama : visa Pensionado et réductions pour retraités

Le Panama est souvent cité comme la meilleure destination d’Amérique latine pour les retraités, grâce à son programme Pensionado : des réductions allant de 20 à 50 % sur les consultations médicales, les médicaments, les transports, les loisirs et même certains logements.

Les revenus étrangers y sont exonérés d’impôt local, et le pays utilise le dollar américain, ce qui simplifie la gestion financière. Un couple peut y vivre confortablement pour 1 500 à 2 200 $ par mois.

La contrepartie est la distance : une dizaine d’heures de vol depuis la France. Il faut également prévoir une assurance santé privée sérieuse et anticiper les démarches bancaires, parfois complexes pour les non-résidents.

Costa Rica : nature, stabilité et système de santé réputé

Le Costa Rica se distingue par sa stabilité politique, son engagement environnemental et un système de santé considéré comme l’un des meilleurs d’Amérique latine. Les pensions étrangères y sont exonérées d’impôt local, ce qui est un atout non négligeable.

Un couple y vit entre 2 000 et 2 500 $ par mois, mais attention : les zones côtières prisées (Guanacaste, Jacó, Manuel Antonio) font grimper les loyers très significativement. S’éloigner des zones touristiques permet de retrouver un budget plus raisonnable.

La nature et la qualité de vie y sont exceptionnelles pour les amoureux des grands espaces. La distance avec la France (plus de 10h de vol) est le principal frein à considérer.

Mexique : budget serré possible mais vigilance sécurité et distance

Le Mexique permet de vivre avec un budget très serré : certains couples s’en sortent pour 1 200 à 1 800 $ selon la région. Des villes comme Mérida, San Miguel de Allende ou Oaxaca attirent une communauté d’expatriés nord-américains et européens bien établie, avec des services adaptés.

La distance avec la France (environ 11h de vol) reste un obstacle important pour maintenir un lien régulier avec la famille. La sécurité est l’autre point de vigilance majeur : elle varie énormément d’une région à l’autre, et le choix de la ville est ici déterminant.

La convention fiscale franco-mexicaine est à vérifier selon votre type de pension. Une assurance santé privée est indispensable.

Thaïlande : coût de la vie bas et hôpitaux privés de bon niveau

La Thaïlande attire par ses prix très bas et la qualité reconnue de ses hôpitaux privés, notamment à Bangkok, Chiang Mai et Phuket. L’immobilier y est accessible (autour de 870 €/m² dans certaines zones), bien que l’achat direct soit complexe pour les étrangers (les condominiums restent la voie la plus simple).

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Un couple y vit pour 1 200 à 1 800 $ par mois, selon le mode de vie et la ville. Le visa long séjour est renouvelable annuellement : il faut généralement avoir plus de 50 ans, justifier d’environ 1 600 €/mois de revenus ou déposer environ 20 000 € sur un compte bancaire thaïlandais.

La convention fiscale franco-thaïlandaise est complexe et dépend du type de pension. C’est précisément le genre de situation où il faut consulter un conseiller fiscal avant de prendre toute décision.

Malaisie : infrastructures modernes et programme MM2H (selon profils)

La Malaisie offre une combinaison rare : infrastructure moderne, coût de la vie environ 50 % moins cher qu’en France, et un programme de résidence dédié aux étrangers, le MM2H (Malaysia My Second Home).

Ce programme permet, sous conditions, de bénéficier d’une exonération d’impôt sur la pension du secteur privé pendant 10 ans renouvelables. Pour les pensions du secteur public, elles restent généralement imposables en France. Les conditions d’accès au MM2H : justifier d’environ 2 200 € de revenus mensuels, disposer de 77 000 € d’économies, fournir un certificat médical et une caution.

Kuala Lumpur et Penang sont les deux villes les plus prisées. L’immobilier y est souvent inférieur à 1 000 €/m² dans des quartiers très convenables.

Budget réel à prévoir selon votre profil (couple, ville, niveau de confort)

Le budget dépend énormément de votre mode de vie, de la ville choisie et de votre rapport au confort. Voici quelques repères concrets :

  • Zones touristiques et littorales : comptez toujours 20 à 40 % de plus que les estimations moyennes
  • Grandes villes (capitales) : logement plus cher, mais services et soins plus accessibles
  • Zones rurales et intérieur des terres : budget nettement plus bas, mais moins de commodités
  • Couple sans voiture : économie significative dans les villes bien desservies
  • Couple avec voiture : assurance, entretien, carburant à intégrer (variables selon les pays)

Dans tous les cas, gardez une réserve d’urgence accessible facilement, idéalement 3 à 6 mois de budget sur un compte accessible depuis la France.

Fiscalité des pensions : éviter la double imposition et les erreurs fréquentes

La fiscalité est l’un des sujets les plus mal compris — et les plus coûteux si on s’y prend mal. Le principe de base : chaque pays a signé (ou non) une convention fiscale avec la France, qui détermine où votre pension est imposée.

Les grandes règles générales (à toujours vérifier pour votre situation) :

  • Pension du secteur privé : souvent imposable dans le pays de résidence — ce qui peut être très avantageux (Portugal, Malaisie, Grèce…)
  • Pension du secteur public (fonctionnaires) : souvent imposable en France, même si vous vivez à l’étranger — les avantages fiscaux locaux s’appliquent alors peu ou pas
  • Double imposition : normalement évitée par les conventions, mais les montages mal préparés peuvent créer des situations compliquées

Notre conseil : avant tout départ, consultez un expert-comptable ou un conseiller fiscal spécialisé en expatriation. Le coût d’une consultation (200 à 500 €) est sans commune mesure avec les erreurs que vous pouvez éviter.

Santé et couverture : UE vs hors UE, public vs privé, assurance indispensable

La santé est le critère numéro un pour la majorité des retraités, et c’est normal. Voici ce qu’il faut retenir :

Dans l’Union européenne (Portugal, Espagne, Grèce, Italie) : la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) fonctionne, et vous pouvez bénéficier du système de santé local. La complémentaire santé reste recommandée.

Hors UE : aucune prise en charge automatique de la Sécurité sociale française. Une assurance santé internationale est indispensable. Comptez entre 80 et 250 €/mois selon l’âge et les garanties, voire plus avec une couverture rapatriement.

Avant de choisir une destination, identifiez :

  • les hôpitaux et cliniques proches de votre futur logement
  • la présence de médecins francophones
  • le délai d’accès aux spécialistes
  • le coût réel d’une consultation et d’une hospitalisation locale

Visas et démarches de résidence : ce qui change tout hors Union européenne

Dans l’UE, l’installation est relativement simple : enregistrement en mairie ou au registre des étrangers, obtention d’un numéro fiscal local, ouverture d’un compte bancaire. Le droit de séjour permanent s’acquiert généralement après 5 ans de résidence régulière.

Hors UE, les règles varient selon les pays :

  • Thaïlande : visa renouvelable annuellement, dépôt bancaire ou revenus justifiés
  • Malaisie : programme MM2H avec conditions financières précises
  • Panama : programme Pensionado sur justificatif de pension
  • Maroc : carte de résident annuelle, titre 10 ans possible après 3 ans

Dans tous les cas hors UE : anticipez les délais (plusieurs semaines à plusieurs mois), les documents à fournir (traduits, apostillés), et les renouvellements à ne pas manquer.

Les erreurs à éviter avant de partir (logement, banque, assurance, impôts)

Voici les erreurs les plus fréquentes que nous avons identifiées :

  • Louer ou acheter trop vite sans avoir vécu quelques semaines sur place dans différents quartiers
  • Fermer son compte bancaire français avant d’en avoir ouvert un à l’étranger — certaines banques locales sont très exigeantes avec les étrangers
  • Ne pas déclarer son départ à la Sécurité sociale, aux impôts et à sa complémentaire santé
  • Oublier l’assurance santé internationale en pensant que la CEAM ou la retraite couvre tout hors UE
  • Mal évaluer la fiscalité de sa pension selon son statut (privé vs public) et la convention applicable
  • Sous-estimer le budget en se basant sur des chiffres de blogs optimistes, sans tenir compte du logement réel et des dépenses de santé

Check-list pratique avant le départ et les premières semaines sur place

Avant de partir :

  • Consulter un expert fiscal spécialisé en expatriation
  • Vérifier la convention fiscale franco-pays de destination
  • Souscrire une assurance santé internationale avant le départ
  • Prévenir la Sécurité sociale et votre caisse de retraite de votre changement de résidence
  • Garder un compte bancaire français actif pendant les premiers mois
  • Constituer un dossier complet (acte de naissance, extraits de casier judiciaire, justificatifs de pension) avec traductions officielles si nécessaire
  • Tester la vie sur place avant tout achat immobilier (minimum 3 mois de location)

Les premières semaines sur place :

  • Vous inscrire auprès du consulat français (très utile en cas d’urgence)
  • Ouvrir un compte bancaire local dès que possible
  • Identifier votre médecin, votre dentiste et l’hôpital le plus adapté à proximité
  • Rejoindre les associations et groupes d’expatriés français locaux : une mine d’informations pratiques
  • Vérifier les délais pour obtenir votre carte de résident ou votre visa long séjour
  • Déclarer votre nouvelle adresse fiscale en France et dans le pays d’accueil

S’expatrier à la retraite est une aventure belle et accessible — à condition de la préparer sérieusement. Avec les bons outils, les bons interlocuteurs et un peu de méthode, le gain de qualité de vie peut être spectaculaire.

Écrit par

Edouard & Mathilde

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